fr nl en


 

Les Églises orthodoxes chalcédoniennes

1. Le Patriarcat d'Alexandrie

II  regroupe  essentiellement  les  fidèles  se  rattachant  historiquement  à  la minorité chrétienne et principalement grecque d'Egypte qui accepta le concile de Chalcédoine (451) et qu'on désigna bientôt du sobriquet de "melkites", c'est-à-dire "royalistes" (du syrien malkâ, "roi"), fidèles à l'empereur byzantin. L'invasion musulmane, au VIIe s., anéantit pratiquement cette communauté, dont le patriarche, après la conquête turque de l'Egypte (1517) résida à Istamboul. Ce n'est qu'au XIXe s. qu'il revint s'installer en permanence en Egypte. Actuellement, la communauté grecque-orthodoxe du Patriarcat d'Alexandrie est surtout composée des descendants de nombreux Grecs et Orthodoxes du Moyen-Orient immigrés en Egypte au siècle passé. Depuis les années 1930, cette Eglise connaît aussi une expansion missionnaire remarquable en Afrique orientale, avec des diocèses au Kenya, à Madagascar, au Ghana et un archidiocèse au Zimbabwe.

Patriarche : S.D.B. Theodoros II (né en 1954, élu en 2004), Pape et Patriarche d'Alexandrie et de toute l'Afrique (résidence: Alexandrie, Egypte). Nombre de fidèles: 250.000 (dont 100.000 Africains noirs).

Liens : Homepage 

2. Le Patriarcat d'Antioche

Contrairement à leurs coreligionnaires égyptiens, les Chalcédoniens du Patriarcat d'Antioche sont en majorité autochtones. Le patriarcat fit partie de l'Empire byzantin jusqu'à la conquête musulmane. Pendant les croisades, les patriarches orthodoxes durent se résigner à l'exil, les croisés ayant installé à Antioche un patriarche latin. L'emprise constantinopolitaine sur l'Eglise antiochienne ne cessa pas de s'accroître. En 1322, la destruction d'Antioche par les Mongols provoqua le transfert du siège patriarcal à Damas. Du XVIIIe à la fin du XIXe s., cette communauté fut essentiellement dirigée par un haut clergé hellène, bien que la majorité des fidèles fussent syriens et arabophones. Mais depuis 1899, le patriarche est arabe et l'arabisation de l'Eglise n'a cessé de s'affirmer. Depuis un demi-siècle, cette Eglise, largement touchée par le phénomène de l'émigration, connaît toutefois un renouveau spirituel et culturel très sensible.

Patriarche : S.B. Ignace IV Hazim (né en 1920, élu en 1979), Patriarche Grec-Orthodoxe d'Antioche et de tout l'Orient (résidence: Damas, Syrie). Nombre de fidèles: 1.200.000. Répartition: Liban, Syrie, Irak, U.S.A. (140.000 fidèles), Canada (25.500 fidèles), Australie, etc.

Liens :  Homepage

3. Le Patriarcat de Jérusalem 

Le patriarcat de Jérusalem ne fut érigé qu'en 451 par le Concile de Chalcédoine, auquel la majorité des chrétiens de Palestine semblent avoir été fidèles. L'Eglise de Jérusalem commença à décliner avec l'invasion arabe (VIIe s.). Les croisés y établirent un patriarche latin. Par la suite, l'Eglise locale  subit l'influence croissante  du  patriarcat de  Constantinople. Aujourd'hui encore, la majorité du haut-clergé reste grecque tandis que les fidèles sont palestiniens et arabes. Mais un mouvement se dessine en faveur de l'arabisation du patriarcat. Un premier évêque arabe a été élu en 1992. La tension entre la hiérarchie et les fidèles arabes s’est encore accrue en 2005 avec la destitution du patriarche Irinaios Ier accusé d’incompétence et de passivité complice ayant conduit à la cession de biens palestiniens du patriarcat à des investisseurs juifs.

Patriarche: S.S. Théophile III (Ilija Jannopoulos), né en 1952, élu en 2005, Patriarche Grec-Orthodoxe de Jérusalem (résidence: Jérusalem, Israël). Nombre de fidèles: 260.000, en Palestine et en Jordanie. Au nombre des fidèles des Patriarcats d'Antioche, d'Alexandrie et de Jérusalem habitant le Proche-Orient, il faudrait ajouter les quelque 6.000.000 d'orthodoxes originaires des pays arabes mais vivant dans la diaspora (Europe, Amériques, Australie, etc.). La juridiction sur ces fidèles, dont le nombre est peut-être surestimé, fait à l'occasion l'objet de conflits entre les patriarcats d'origine et le patriarcat œcuménique de Constantinople.

Lien :  Homepage

4. L'Eglise de Géorgie

La Géorgie, contrée juchée sur les hauteurs du Caucase, à l'est de la mer Noire, fut gagnée au christianisme dès le début du IVe s. D'abord sous la dépendance d'Antioche, elle fut érigée en Eglise nationale autonome par le roi Vakhtan Gorgaslan en 467. Après de longues hésitations et malgré l'influence arménienne, elle se rallia pleinement en 607 à la foi chalcédonienne. Le royaume de Géorgie fut annexé par la Russie en 1801. En 1811, l'Eglise géorgienne fut en outre incorporée de force à l'Eglise russe. Mais en 1917, à la faveur de la révolution, elle reconquit son autonomie. Elle a connu, depuis lors, les mêmes tribulations que la plupart des Eglises de l’ex-U.R.S.S., jusqu'à l'indépendance nationale retrouvée en 1991. Elle joue aujourd'hui un rôle important dans une nation à la redécouverte de son identité.
 

Patriarche: S.S. et B. Ilia II (né en 1933, élu en 1977), Catholicos Patriarche de toute la Géorgie (résidence: Tbilissi, Géorgie). Nombre de fidèles: environ 3 millions.

 
Lien : Homepage

5. Le monastère de Sainte-Catherine du Mont Sinai

Ce monastère prestigieux fut érigé à l'époque byzantine sur le site présumé où Moïse aurait reçu les tables de la Loi. Depuis 1575, il est considéré comme une Eglise orthodoxe autonome, à laquelle certains reconnaissent même le statut particulier de l'autocéphalie. L'abbé du monastère est élu par les moines, puis ordonné archevêque par le Patriarche de Jérusalem. Il vit généralement au Caire. Quelques familles bédouines chrétiennes de la péninsule du Sinaï dépendent également du monastère.

 
Abbé : Archevêque Damianos (né en 1935, élu en 1973), Abbé du Monastère de Sainte-Catherine, Archevêque du Sinaï, de Pharan et de Raitho (résidence: Le Caire, Egypte). Nombre de fidèles : 900 (dont une vingtaine de moines).

 

 
Lien : (Homepage)

 

 

 

 

 

 
 
mailto:orient.oosten@swing.be logos homepage